Le destin est inconscient. Les images sont l’inconscient du visible.
MANIFESTE
La photographie promettait autrefois la vérité.
Elle fabrique désormais le réel.
Mon travail entre dans cette fracture.
À travers cinq cycles conceptuels, j’examine le territoire instable où le corps, les blessures de l’éducation, la mémoire et la production algorithmique de l’image se percutent. L’image photographique devient un lieu de résistance : contre le spectacle, contre la domestication du corps, contre l’industrialisation du regard.
Travaillant entre la photographie argentique, la construction numérique et les systèmes d’images générées par l’IA, j’interroge la manière dont les technologies contemporaines de l’image reconfigurent l’identité et le désir.
La figure qui traverse ces œuvres n’est ni un modèle, ni un personnage. C’est une apparition persistante — un corps portant les traces de l’anorexie, du silence, de la fétichisation et de la survie psychique.
Cette pratique n’illustre pas le trauma. Elle interroge les régimes du regard qui le produisent.
La photographie, ici, devient à la fois preuve et perturbation.
