The Body and the Gaze

Le corps occupe une place centrale dans l’histoire de la photographie. Dès ses origines, l’image photographique a participé à produire des formes de visibilité qui façonnent notre compréhension du corps et de son inscription dans l’espace social.

Dans la pratique d’Alice Odilon, cette question apparaît comme une interrogation constante sur les structures du regard. Le corps n’est pas seulement un sujet représenté mais un lieu où se révèlent les tensions entre présence, projection et interprétation.

Les recherches réunies dans cet axe examinent les conditions par lesquelles le regard se construit et se stabilise. Elles interrogent la manière dont l’image organise la perception et comment certaines formes visuelles peuvent perturber ou déplacer ces structures.

Cet axe propose ainsi une réflexion sur le corps comme surface de projection du regard et comme espace où se négocient les relations entre visibilité, désir et pouvoir.

Le corps s’en va doucement

10 mai 2026

Certains corps ne disparaissent pas brusquement. Ils s’en vont doucement. Bien avant l’absence, il y a le retrait. Un ralentissement. Une distance. Un silence qui grandit dans les gestes. Le monde continue de parler fort autour d’eux, mais le corps ne répond plus tout à fait.

À quel moment devenons-nous une image pour nous-mêmes ?

8 mai 2026

« Le corps, ça devrait vous épater plus. » — Jacques Lacan.

Nous vivons pourtant à l’intérieur de lui comme s’il allait de soi. Nous le nourrissons, le regardons, le corrigeons, le montrons, parfois le cachons, mais rarement nous nous arrêtons devant son étrangeté véritable.